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Madagascar est un pays dont la principale richesse — et presque l’unique produit touristique — est son environnement naturel. Une biodiversité unique au monde, faite d’espèces endémiques, de paysages encore préservés et d’écosystèmes extrêmement fragiles.
Mais cette richesse pose un paradoxe majeur : pour être protégée, la nature doit être préservée de l’activité humaine, alors même que le tourisme repose précisément sur la découverte de cette nature.
Le défi du tourisme à Madagascar est donc clair : comment développer l’activité touristique sans détruire ce qui fait son attractivité ?
Car plus de touristes signifie mécaniquement plus de fréquentation des parcs nationaux, plus de circulation dans les zones protégées, plus d’interactions entre l’humain et la faune sauvage.
C’est dans ce contexte que le tourisme à moto s’impose comme une alternative crédible, cohérente et durable.

Sur le plan purement environnemental, la différence entre un touriste à moto et un touriste en voiture est significative.
Prenons un exemple concret et réaliste :
Consommation moyenne : 3,7 L / 100 km
Émissions de CO₂ : ≈ 95 g/km
Norme antipollution : Euro 5
Véhicule léger, polyvalent, conçu pour les terrains difficiles
Consommation moyenne : ≈ 12 L / 100 km
Émissions de CO₂ : ≈ 250 g/km
Véhicule lourd, principalement diesel
Fort impact en milieu urbain et rural
Sur route nationale déjà, le minibus émet près de trois fois plus de CO₂ par kilomètre qu’une moto moderne conforme à la norme Euro 5.
Mais l’écart se creuse encore davantage dès que l’on quitte l’asphalte.

Pour accéder aux parcs nationaux, aux zones enclavées ou aux sites naturels reculés, les véhicules doivent emprunter des pistes dégradées, boueuses ou techniques.
Un minibus ou un 4x4 voit alors :
sa consommation augmenter fortement,
ses émissions de CO₂ exploser,
son impact physique sur le sol s’aggraver.
Une moto de type trail, comme la Himalayan :
conserve quasiment la même consommation,
est conçue pour ces terrains,
nécessite moins d’aménagements et moins d’infrastructures.
La moto s’adapte au terrain, là où la voiture transforme le terrain.
Emprunte des pistes existantes
Demi-tour facile
Pas besoin d’élargir ou de créer des voies
Stationnement simple, discret
Élargissement des pistes
Création de zones de stationnement
Débroussaillage
Parfois abattage d’arbres
La différence est fondamentale : la moto limite l’empreinte physique du tourisme sur les paysages naturels.

Un point souvent ignoré mais essentiel :
la dégradation des routes est exponentielle avec le poids du véhicule.
Une voiture ou un minibus détruit des dizaines de fois plus le revêtement qu’une moto.
Plus de dégradation signifie :
plus de nids-de-poule,
plus de poussières (très nocives pour la santé),
plus de travaux,
donc plus de béton, de bitume et d’émissions indirectes.
Une moto, par sa légèreté, préserve aussi les infrastructures existantes.
Le tourisme motorisé est souvent accusé — à juste titre — de perturber la faune. Mais là encore, la moto limite les dégâts :
Silhouette plus petite
Moins de vibrations
Moins d’odeur (notamment comparé au diesel)
Passage plus court et plus discret
Résultat :
la faune fuit moins loin,
revient plus vite,
est moins stressée.
Un point crucial dans un pays où la biodiversité est particulièrement sensible à la présence humaine.
Le touriste à moto voyage autrement :
Peu de bagages
Peu d’équipement
Peu de déchets
Consommation locale, au jour le jour
À l’inverse, le tourisme motorisé classique implique souvent :
glacières,
stocks importants,
forte dépendance logistique.
La contrainte de la moto devient une vertu écologique.
Le motard n’arrive pas enfermé dans une bulle climatisée.
Il s’arrête.
Il parle.
Il demande.
Il partage.
Arrivée non intrusive
Contact humain direct
Échanges simples et authentiques
Le tourisme à moto favorise un tourisme humain, respectueux et intégré, loin d’un modèle extractif où l’on consomme des paysages sans comprendre ceux qui y vivent.
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À Madagascar, Just Rent Mada propose aujourd’hui la location de Royal Enfield Himalayan 450, des motos :
bien entretenues,
conformes aux normes antipollution Euro 5,
adaptées aux réalités du terrain malgache.
Mais l’engagement va plus loin :
des itinéraires étudiés et réfléchis,
pensés pour limiter l’impact environnemental,
éviter les zones sensibles à certains moments,
favoriser la découverte responsable plutôt que la consommation rapide.
Le motard choisit souvent la lenteur :
moins de kilomètres,
plus de temps au même endroit,
moins de consommation globale.
Voyager moins, mais mieux, c’est aussi ça le tourisme durable.
Le tourisme à moto n’est pas une solution miracle, mais il représente l’un des modèles les plus cohérents pour un pays comme Madagascar.
Moins polluant, moins destructeur, plus humain, plus respectueux : il s’impose comme une voie crédible pour concilier découverte, économie locale et préservation de l’environnement.
Écrit par : T. Berado

