


Le cyclone tropical Fytia a durement frappé Madagascar, touchant 15 districts dans les régions Boeny, Analamanga, Melaky et Sofia. Si les premières heures faisaient état d’un bilan humain limité, les dernières mises à jour font état de lourdes pertes.
Selon les informations officielles, 7 décès sont désormais confirmés :
1 décès dans le district d’Antananarivo II,
1 décès à Ambato Boeny,
2 décès à Soalala,
3 décès à Anjozorobe.
Une personne est toujours portée disparue dans le district de Majunga, tandis que 5 blessés ont été recensés, officiellement liés au passage du cyclone.

D’après le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), 7.202 personnes et 224 foyers ont été touchés par Fytia. Par mesure de sécurité, 4.041 personnes ont dû être déplacées.
Les fortes pluies et les vents violents ont provoqué d’importants dégâts matériels, notamment sur les infrastructures éducatives : 24 écoles ont été endommagées. Des abris temporaires ont été installés pour accueillir les familles sinistrées.
Selon un rapport de la Présidence de la Refondation, les premières aides ont déjà été distribuées par le BNGRC. Chaque foyer a reçu :
12,5 kg de riz,
2,5 kg de légumineux,
1 litre d’huile.
D’autres aides sont attendues par voie maritime. Toutefois, l’accès à plusieurs districts reste très compliqué, notamment à Mitsinjo et Soalala, où les communications sont perturbées. Une vedette a été envoyée pour tenter d’acheminer les secours, mais les rapports complets tardent encore à parvenir.

Parmi les conséquences les plus préoccupantes du cyclone figure la coupure de la Route Nationale 6 (RN6) au niveau d’Ambiky.
À cet endroit, les eaux ont arraché une partie du goudron, rendant la chaussée totalement impraticable. La zone présente un risque élevé d’accident, avec un sol instable et l’absence de signalisation adéquate.

Les motards et voyageurs qui prévoyaient un road trip sur la RN6 sont formellement appelés à reporter leur déplacement.
Même pour les motos tout-terrain et les pilotes expérimentés, la situation est jugée extrêmement dangereuse :
effondrement partiel de la chaussée,
zones boueuses et instables,
isolement en cas de panne ou d’accident,
difficultés d’intervention des secours.
Dans le contexte actuel, la RN6 ne peut pas être considérée comme un axe sécurisé. La prudence est donc de mise, et il est fortement recommandé de suivre les consignes des autorités locales avant tout déplacement longue distance.
Écrit par : T. Berado

