


Madagascar a récemment rappelé et précisé les dispositions relatives aux droits de visa applicables aux étrangers et aux personnes de nationalité indéterminée. Une grille tarifaire désormais détaillée qui varie en fonction de la durée du séjour et du type de visa sollicité.
Pour les courts séjours, les droits de visa sont fixés à 65 000 ariary pour une durée de 15 jours ou moins. Les visiteurs souhaitant rester entre 16 jours et un mois devront s’acquitter de 104 000 ariary, tandis que les séjours de un à deux mois sont soumis à un droit de 130 000 ariary. Pour une présence allant de deux à trois mois, le montant s’élève à 182 000 ariary.
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Au-delà de trois mois, les tarifs augmentent sensiblement. Les droits sont établis à 292 500 ariary pour une durée comprise entre trois mois et trois ans, 390 000 ariary pour un séjour de trois à cinq ans, et 487 500 ariary pour une durée supérieure à cinq ans, incluant le visa de séjour définitif.
La réglementation prévoit également des dispositions particulières. Le visa transformable en long séjour est fixé à 182 000 ariary, tandis que le visa non immigrant transformable en visa immigrant s’élève à 325 000 ariary. Les frais liés à la prorogation de séjour ou au visa de sortie définitive sont quant à eux arrêtés à 130 000 ariary.
Une réduction de 50 % est accordée à certaines catégories, notamment les étudiants étrangers inscrits dans les grandes écoles, les missionnaires, ainsi que leurs conjoints. Par ailleurs, les détenteurs d’un passeport diplomatique ou de service, lorsqu’ils sont en mission officielle et munis d’un ordre de mission régulier, bénéficient d’une exonération totale des droits de visa.
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Avec cette clarification, les autorités entendent renforcer la lisibilité du cadre administratif applicable aux étrangers, tout en maintenant un équilibre entre attractivité du territoire, contrôle migratoire et recettes administratives. Une mesure qui concerne directement les étudiants, investisseurs, travailleurs expatriés, mais aussi les visiteurs de longue durée, dans un contexte où la mobilité internationale vers Madagascar connaît un regain progressif.
Écrit par : T. Berado

