


L'arrivée de la marque Horwin chez le distributeur CT Motors marque une étape supplémentaire dans l'électrification du parc roulant à Antananarivo. Si le segment des scooters électriques est déjà bien occupé, l'introduction d'un modèle au format "moto utilitaire" comme la QBD1 vient directement défier les standards thermiques. Voici l'analyse de l'usage réel de ces machines dans le contexte de la capitale.

La QBD1 adopte une architecture de moto de travail, mais elle redéfinit l'expérience utilisateur grâce aux avantages de l'électrique, tout en imposant un cadre d'utilisation précis.
Rentabilité et confort de travail : L'argument massue réside dans le coût d'exploitation. À Antananarivo, passer à l'électrique permet de diviser drastiquement le coût énergétique au kilomètre. De plus, la QBD1 est opérationnelle instantanément le matin : pas de temps de chauffe, le couple est disponible dès le premier millimètre de rotation de la poignée.
Maintenance "Zéro Souci" : L'absence de vidanges, de filtres à huile, de bougies ou de réglages de carburateur simplifie la vie des professionnels. C'est moins de temps au garage et plus de temps sur la route.
Les limites du terrain : Attention toutefois, la QBD1 n'est pas une machine de liaison interurbaine. Tenter de relier Antananarivo à Antsirabe, par exemple, est techniquement risqué. Les irrégularités de la chaussée (nids-de-poule) et les relances incessantes dues au relief accidenté de la RN7 drainent l'énergie bien plus vite que sur un trajet plat. L'autonomie réelle fond sous la contrainte des côtes et des accoups de circulation.
Le filet de sécurité : Heureusement, elle possède un atout majeur : elle se recharge sur une prise secteur normale. On en trouve dans toutes les stations-service et même chez l'habitant si vous traversez un village électrifié. Un argument de poids si vous avez besoin d'un "appoint" de jus imprévu.
Usage Urbain : Avec 125 km d'autonomie (2 batteries) et une charge utile de 150 kg, elle reste l'outil parfait pour le centre-ville et la périphérie proche, là où sa maniabilité fait merveille dans les bouchons.

L'EK1 joue sur un autre tableau. Avec son design arrondi et "mignon", il s'adresse à ceux qui cherchent un moyen de transport élégant et surtout plus polyvalent en termes de gestion d'énergie.
Endurance record : Elle affiche une autonomie de 130 km, ce qui la place parmi les meilleures de sa catégorie à Madagascar.
La stratégie des deux batteries : C'est son plus gros avantage. L'EK1 permet d'utiliser deux batteries simultanément pour maximiser l'autonomie, ou de fonctionner en alternance. Vous pouvez charger l'une à la maison ou au bureau pendant que vous roulez avec l'autre, éliminant ainsi le temps d'immobilisation.
Temps de charge : Comptez 8 heures pour une recharge complète. C'est plus long que la QBD1, mais largement compensé par la modularité des batteries amovibles.
Équipements modernes : Contrairement à beaucoup d'utilitaires, elle pense au confort numérique avec un chargeur USB intégré pour votre smartphone (indispensable pour la navigation GPS en ville). Son éclairage LED complet et son design soigné en font un choix idéal pour le "commuting" urbain.
Cible : Les particuliers pour le trajet domicile-travail et les livreurs urbains qui privilégient la polyvalence et la possibilité de ne jamais être à l'arrêt grâce au roulement des batteries.

Caractéristique | Horwin QBD1 | Horwin EK1 |
Usage idéal | Livraison entreprise / Fonction | Scooter urbain / Lifestyle |
Autonomie Max | 125 km | 130 km |
Atout majeur | Format moto classique | 2 batteries amovibles / Port USB |
Temps de charge | 5h30 | 8h00 |
Design | Utilitaire / Robuste | Moderne / Urbain |
Conclusion : La QBD1 tente de séduire les professionnels du transport de marchandises, tandis que l'EK1 s'impose comme une solution urbaine intelligente, capable de s'affranchir des contraintes de temps de charge grâce à son système de double batterie.

Pour vous faire votre propre avis sur le silence et le couple de ces nouvelles motorisations, découvrez et essayez-les dès maintenant au Showroom de CT Motors à Andraharo.
Écrit par : T. Berado

