


Comme chaque année, les festivités de Pâques transforment les axes routiers malgaches en un véritable défi logistique et sécuritaire. Entre l’explosion du trafic sur la RN7 et les coupures signalées sur la RN2, le ministère des Transports et les forces de l’ordre appellent à la plus grande vigilance.
Depuis jeudi, la Route Nationale 7, reliant Antananarivo à Antsirabe, est le théâtre d’une affluence record. Les coopératives de transport tournent à plein régime pour absorber le flux massif de voyageurs quittant la capitale.
Pour maximiser leurs profits durant cette période de forte demande, de nombreux chauffeurs de taxi-brousse multiplient les rotations sans observer les temps de repos nécessaires. Ce rythme de "va-et-vient" incessant inquiète les autorités : la fatigue des conducteurs devient l'un des principaux facteurs de risque d'accidents graves sur cet axe déjà sinueux.

Si la RN7 concentre les foules, la RN2 subit de lourdes perturbations structurelles. À l'heure où nous mettons sous presse, trois points de blocage majeurs sont rapportés :
La Mandraka : Toujours critique pour sa topographie.
Andasibe : Où le flux touristique croise le transport de marchandises.
Brickaville : Un point de passage névralgique actuellement congestionné.
Ces coupures de route aggravent les délais de trajet et augmentent l'énervement des usagers, un facteur psychologique souvent précurseur d'imprudences au volant.

Le week-end pascal réunit malheureusement tous les paramètres d'une accidentalité élevée. Les forces de gendarmerie sur le terrain pointent du doigt plusieurs comportements à risque :
L'ivresse au volant : Les célébrations festives favorisent la conduite sous l'empire d'un état alcoolique, particulièrement chez les particuliers et les usagers de deux-roues.
L'insouciance des scootards : Des comportements dangereux, incluant des courses de vitesse improvisées, sont signalés sur les portions de routes les plus fluides.
L'occupation des accotements : Les pique-niques traditionnels sur les bords de route créent une cohabitation dangereuse entre piétons (souvent des enfants) et véhicules motorisés.
Les autorités anticipent un pic de dangerosité pour la soirée du lundi de Pâques. Le trajet retour vers Antananarivo est statistiquement le plus meurtrier. La combinaison de l'épuisement des vacanciers, de l'obscurité et de la densité extrême du trafic rend cette fenêtre horaire particulièrement critique.
Note de la rédaction : Il est vivement conseillé aux automobilistes de vérifier l'état mécanique de leur véhicule avant le départ et de privilégier un retour en pleine journée pour éviter le chaos nocturne du lundi soir.
La sécurité routière reste l'affaire de tous : une seconde d'inattention peut transformer un week-end de fête en drame national.
Crédit image : Facebook
Écrit par : T. Berado

