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Just Ride Actus / HYDROCARBURES – Prix stables, mais vent de panique : les stations-service prises d’assaut

Just Ride Actus / HYDROCARBURES – Prix stables, mais vent de panique : les stations-service prises d’assaut

Si les prix à la pompe restent inchangés pour ce mois d’avril, le calme n'est qu'en surface. Depuis mardi matin, un vent de panique souffle sur la capitale. Entre rumeurs de pénurie et retards de livraison, les usagers se ruent vers les stations encore en service, craignant un assèchement total des cuves.

Un calme trompeur sur les tarifs

Officiellement, le statu quo l'emporte. Le litre de Super sans plomb reste à 4 900 Ar, le Gasoil à 4 660 Ar et le Pétrole lampant à 3 510 Ar. Pourtant, ce maintien des prix, initialement prévu à la baisse par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), cache une réalité beaucoup plus instable. Alors que les tensions géopolitiques mondiales font planer la menace d'une hausse en mai, c'est aujourd'hui un problème d'approvisionnement qui met le feu aux poudres.


Psychose à la pompe : des files d'attente interminables

Dès les premières lueurs de mardi, le paysage urbain a radicalement changé. Les stations-service ont été littéralement saturées par des files de véhicules s'étendant sur plusieurs dizaines de mètres, bloquant parfois la circulation environnante.

La cause de cet affolement ? Un retard de livraison qui a suffi à alimenter les rumeurs les plus alarmistes sur une pénurie imminente. Dans ce climat d'incertitude, chaque automobiliste cherche à sécuriser son réservoir avant qu'il ne soit trop tard.

Le flou total sur les stocks

Sur le terrain, les réponses obtenues auprès des pompistes ne font qu'accentuer l'inquiétude. Le discours est partout le même : l'imprécision.

« On ne sait pas quand les camions arriveront. On ignore même s’ils ont déjà quitté Toamasina », confie un employé de station, visiblement dépassé par l'affluence.

Face à ce manque de visibilité, les gérants de stations ont instauré des mesures d'urgence pour préserver leurs maigres réserves :

  • Rationnement strict : Plusieurs enseignes limitent désormais la vente à 25 000 Ar maximum par véhicule.

  • Interdiction des bidons : Pour éviter le stockage sauvage et la surconsommation, le remplissage de jerricans est formellement interdit dans la plupart des points de vente encore ouverts.


Le silence pesant des autorités

Alors que la tension monte et que les files d'attente s'allongent, la population tourne son regard vers l'État. Jusqu'à l'heure où nous écrivons ces lignes, les autorités compétentes n'ont pas encore communiqué officiellement pour rassurer les usagers ou expliquer l'origine exacte de ce dysfonctionnement logistique.

Entre la peur d'une hausse vertigineuse en mai et l'impossibilité de se ravitailler correctement aujourd'hui, les usagers malgaches se retrouvent dans une impasse, suspendus aux hypothétiques convois venant de la côte.

Crédit images : Facebook

Écrit par : T. Berado

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